01/9/16

Entrevue de Pénélope Clermont Revue de Terrebonne

 

Les décennies d’un amour

Pénélope Clermont

Vendredi 18 juillet 2014

Après «Fille des pures consciences», «L’intime des sens féminins», «L’enfance sans alibi» et «Les Montréales de ma psyché», Philippe Jaroussault publie l’oeuvre «Diaule des amants musiciens», disponible depuis le 4 juillet. (Photo : Clode Lepage)

Philippe Jaroussault dit de sa série romanesque «Marilem», lancée en 2011 et comportant quatre romans, qu’elle peut «apporter grande sérénité et réconfort aux amoureux de tous les temps». Inspirée d’une partie de sa propre histoire, sans en être l’histoire véritable, l’auteur aborde avec nous son œuvre, dont le dernier tome vient d’être publié.

«La série romanesque « Marilem », c’est le « road-movie » intérieur d’une femme et d’un homme amoureux l’un de l’autre sur deux décennies», résume Philippe Jaroussault, un résident du quartier St-François à Laval. En effet, dans les quatre romans de la série, on retrouve les personnages principaux à différents moments de leur vie.

Inspirées d’une expérience que son auteur a vécue, les œuvres traitent notamment de la recherche d’identité, du sens de la vie et de l’amour. «L’argument central de l’action romanesque est la magnanimité d’une grande amoureuse de la vie, qui consent à jouer le rôle de sa sœur aînée décédée à vingt ans, pour faire accomplir une destinée»

Différents thèmes sont abordés à travers les différents romans de la série : confiance, intimité, identité… Les œuvres qui la composent sont, par ordre de parution, «Fille des pures consciences» (Éditions Néopol), «L’intime des sens féminins» (Éditions Dédicaces), «L’enfance sans alibi» (Éditions Dédicaces) et finalement, disponibles dans les librairies québécoises, «Diaule des amants musiciens» (Mon Petit Éditeur).

En parallèle, l’auteur a écrit «Les Montréales de ma psyché» (Éditions Néopol), roman d’une autre série intitulée «Mythes et Histoires». Il y est notamment question de mythologie personnelle.

Pour plus d’information sur l’auteur et ses œuvres : visitez  https://www.facebook.com/jaroussault

 

12/28/15

Incendies de fermes

Abominables et minables éleveurs. Pas tous des criminels, mais tous négligents et inconscients des risques et dangers. Jamais ils ne vont réfléchir à la moindre solution pour parer à l’innommable et à l’impensable. Les pompiers font l’impossible, mais ils sont surtout très prompts, très rapides … pour trouver une excuse. Les reporters quant à eux, toujours vont exceller pour rapporter le nombre de ces êtres-animaux brûlés vifs pendant des heures, du montant des pertes matérielles, le montant des assurances, le nombre de camions pompiers, le nombre de pompiers. Depuis combien d’années l’éleveur exploite sa ferme, combien il a d’enfants, combien d’heures de travail par semaine. Des comptables tout simplement, rien que des comptables. C’est tout ce qu’ils font, ils comptent. Jamais mais jamais un mot sur leur indignation devant ces tragédies à répétition, sur les pistes de solution à explorer, les pressions sur les gouvernements sur l’industrie porcine ou autre, l’UPA, sur les martyrs de ces bûchers modernes.

06/11/15

Clarté

Au Québec la langue officielle est le français. Si je parle anglais c’est toujours par magnanimité, jamais par nécessité, jamais l’arme sur la tempe. Autrement je serais servile ou colonisé. Ne jamais accepter que mes qualités d’homme soient filtrées ou contaminées par la maîtrise toujours inadéquate par définition d’une langue seconde. Ne jamais accepter qu’on juge dans la langue de Shakespeare, ma valeur ou ma vertu.

C’est l’une de ces « clartés  » donc le Québec a besoin, et ça ne peut venir que des élites futures, pas seulement d’elles mais surtout d’elles. 1837 avait ses élites, 1960 aussi

05/30/15

Ces auteurs qui aident à vivre.

Marie de L’Incarnation
« Je perdais confiance en qui que ce fût, et les personnes les plus saintes et celles avec lesquelles j’avais le plus eu d’entretiens étaient celles d’où je tirais les plus grands sujets de croix, Dieu permettant qu’elles eussent des tentations d’aversion continuelle contre moi, comme 25 depuis elles me l’ont déclaré. Je me voyais, en mon estimative, la plus basse et ravalée et digne de mépris qui fût au monde et, en ce sentiment, je ne pouvais me lasser d’admirer la bonté, douceur et humilité de mes Sœurs de vouloir bien dépendre de moi et de me souffrir. Je n’osais quasi lever les yeux pour le poids de cette humiliation. Dans cette bassesse d’esprit, je m’étudiais de faire les actions les plus basses et viles, ne m’estimant pas digne d’en faire d’autres, et, aux récréations, je n’osais quasi parler, m’en estimant indigne. J’écoutais mes sœurs avec respect; néanmoins je me faisais violence, en ce temps de récréation, pour éviter la singularité » Marie de L’Incarnation ou le chant du cœur René Champagne

04/2/15

Glaciation linguistique

M Fabien Cloutier. J’aimerais tant vous faire part de quelque chose à vous et à d’autres locuteurs y compris certains de vos profs dérisoires, qui aiment tant perpétuer ce miroir de de notre aliénation, plutôt que de s’engager résolument vers la jarovisation de sa langue, comme tous les peuples savent le faire, mais pas le Québec. Il faut cesser de reproduire, comme des francos-américains attardés, ou de reconduire le confinement linguistique des proches parents ou des ancêtres. Tous ceux et celles de Cranbourne sans exception, que je connais intimement, parce que j’y suis né, et j’y ai vécu jusqu’à 18 ans, regrettent amèrement de n’avoir comme héritage que le langage que vous leur proposez à la sortie du Conservatoire. Ils sont bien étonnés de retrouver ce langage de charretier, ou ce langage de curé sans culture, dans la bouche d’un universitaire, qui mieux que chacun d’eux, a pu compter sur tant de privilèges. Puis ils rient de vous, je m’excuse, parce qu’ils aspirent désespérément à un tout autre langage que ce langage de la mauvaise fortune, à une toute autre représentation de leur rêve et psyché, à une toute autre ontologie que vous faillissez à leur proposer comme artiste. Si je sais déjà tous vos réflexes et instincts du moment, si vous me lisez, je garde quand même confiance en vous à long terme, mais que c’est long la sortie de la glaciation linguistique.

04/2/15

La poune comme référence

Fabien Cloutier Consternant dans le Québec 2015, qu’un acteur qui a côtoyé les professeurs du Conservatoire, à la recherche du vrai comme tous les artistes, se tourne vers un français fossilisé depuis 300 ans, lorsque la jarovisation du français québécois reste à faire. La France a Racine, le Québec la poune.

02/14/15

Côte d’Adam

L’homme qui rencontre une femme, sait bien qu’il rencontre avant tout non pas cette femme mais l’ex de cette femme, cet ex de tant d’empreintes sur elle. La femme vraiment le composé, le résidu de l’homme. Tant pis pour elle, tant pis pour lui