11/29/12

Entrevue avec Philippe Jaroussault

 

 

Entrevue avec Philippe Jaroussault accordée à Béatrice Journeux de l’Express

 

BJ Philippe Jaroussault, vous êtes l’auteur de ces deux romans publiés en 2011 chez Mon Petit Éditeur et aux éditions Dédicaces, qu’est-ce que révèle ces deux romans?

 

PJ Ces deux romans révèlent le parcours amoureux entre une sorte de Tristan et Iseult, plus prosaïquement, disons plutôt que ces deux livres nous amènent au cœur d’un possible amoureux quand tout semble s’y opposer

 

BJ Comme chacun a pu le vivre à toutes les époques dans sa vie amoureuse?

 

PJ Oui certainement mais à notre époque récente et deux êtres capable de reconnaître en eux bien des singularités de l’être et de son devenir l’un en face de l’autre.

 

BJ Ces deux romans ne décrivent pas des trames de la vie urbaine ou quotidienne, l’action du récit se convoie par l’intime, la conscience?

 

PJ Ce n’est pas des livres de croissance personnelle. D’abord ces deux livres sont très particuliers au niveau de leur thématique, c’est ce que j’appelle la chériesse et la repaisance. Les lecteurs s’en rendent compte à la première phrase : ces livres sont écrits pour réconforter au plus intime, ceux et celles qui ont eu mal, ceux qui ont aimé et tout perdu, celles qui n’ont pas été aimées comme elles le méritent.

 

BJ  Comment ces deux livres peuvent émouvoir et réconforter davantage qu’un autre, davantage qu’un livre de poésie ou qu’un livre de science-fiction ou de récit fantastique?

 

PJ Ça tient à l’auteur je suppose et à sa connivence avec les lecteurs. Si j’en suis fermement persuadé, je ne pourrais pas l’expliquer. Ce détachement si présent dans les romans d’action, ces romans où il semble que toute la planète bouge alors qu’on n’est pas ému une seconde comme lecteur, ce détachement présent dans les romans de journalistes, rien de tel dans mes livres qui ne peuvent se situer qu’au niveau de l’incertitude elle-même.

 

BJ Qu’est ce que la chériesse et la repaisance?

 

PJ Quelle image pourrais-je vous donner? Vous chérissez dans vos bras une chatte qui a été malmenée par la vie, par le sort, vous ne pouvez le faire qu’avec toute l’émotion qui vous habite, à moins que vous soyez revenu de tout, et tant pis pour vous, et vous emmenez un répit au règne animal tout entier, par cette repaisance accrue au cœur de tout être humain ou animal.

 

BJ Quels sont les thèmes que vous explorez le mieux d’après vous?

 

PJ J’explore des thèmes qui me tiennent à cœur, tels l’authenticité des personnages dans un couple amoureux, le plein élargissement de leurs émotions, leur entière connivence dans un même imaginaire, leur langage propre qu’ils ont conçu ensemble à l’abri de toutes influences extérieures, un langage qui est la pierre d’assise de leur érotisme, et qui est bien ancré dans la fantaisie et la taquinerie.

 

BJ Comment les livres de la série MARILEM,  dont fait partie vos deux romans publiés en 2011, comment peuvent-ils se reconnaître?

 

PJ Les livres de la série romanesque Marilem ne revendiquent aucune parenté avec le reportage, la série télévisuelle ou l’autobiographie. Ils ne peuvent être associés à aucune complicité sociétale. Ils cherchent davantage parcours de repaisance, dans le labyrinthe de l’être singulier, en tendant quelques lanternes parfois, par la conscience et l’intime, dans des soirs pleins d’ombres et de présages. Aucun artificier des feux ne conseille le narrateur, à moins qu’ils ne soignent dans l’émotion tous les deux, dans la même tendresse également, la même délinquance lumineuse des usages.

 

BJ Parlez-nous un peu de ce langage propre à vos romans selon vous?

 

PJ La langue est une «langue natale », recomposée hors des automatismes de pensée du plus grand nombre, et bien distante des réflexes culturels, et n’a rien à voir avec les automatismes de la langue maternelle de quiconque. Le tissu narratif n’emprunte donc rien au langage courant ni au langage des médias. La géographie de l’action est celle du Québec. L’époque est contemporaine mais elle n’est pas asservie à aucune diégèse. Les personnages n’ont aucun souci de se verrouiller dans une tendance, ils ne veulent se fondre dans aucune acculturation. S’ils sont forts de leur clairvoyance univoque, ils n’ont que faire des valeurs de tous.

BJ Qu’est-ce qui vous a emmené à l’écriture?

Le temps qui passe et qui ne revient plus. Je vivais l’urgence de ralentir et de faire main basse sur l’intensité de la vie. Peut-être une revanche sur l’impétuosité des désirs. L’urgence de l’expression sans tenter de plaire à des réalisateurs ou des agents de castings. J’essaie de savoir si j’ai pu réussir un peu jusqu’ici, et comment les choses se sont déroulées. Je n’écris pas pour passer le temps ou pour servir de modèle aux amoureux désespérés. Je n’écris pas pour me montrer plus averti qu’un autre, ou pour susciter des voies nouvelles à la littérature. Mais je tiens à écrire dans un langage singulier tout à fait distant du langage courant si resquilleur de fantaisie. Je n’écris pas pour faire joli, ni pour défendre quoi que ce soit. J’écris pour y voir un peu clair et pour ne pas me désagréger de honte sous les sables de l’oubli.

Propos recueilli le 19 novembre 2012

11/29/12

Deux romans en 2012

Le premier titre de la série romanesque Marilem a été édité en France sous l’appellation Fille des pures consciences

Vous pouvez en prendre repaisance chez Mon Petit éditeur au lien suivant :www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?produit=438

Le deuxième titre de la série romanesque Marilem est disponible sous le titreL’Intime des sens féminins

  

Vous pouvez en prendre lecture et gratification en cliquant sur l’adresse de mon éditeur :   http://dedicaces.biz/2011/05/28/l%e2%80%99intime-des-sens-feminins-par-philippe-jaroussault/

La série romanesque Marilem

rassemble les quatre titres suivants :

Fille des pures consciences

L’Intime des sens féminins

L’enfance sans alibi

Diaule des amants musiciens 

Les livres de la série Marilem ne revendiquent aucune parenté avec le reportage ou l’autobiographie. Ils ne peuvent être associés à aucune complicité sociétale. Ils cherchent davantage parcours de repaisance, dans le labyrinthe de l’être singulier, en tendant quelques lanternes parfois, par la conscience et l’intime, dans des soirs pleins d’ombres et de présages. Aucun artificier des feux ne conseille le narrateur, à moins qu’ils soignent dans l’émotion tous les deux, dans la même tendresse également, la même délinquance lumineuse des usages. La langue est une «langue natale» selon la dénomination de Miron, recomposée hors des automatismes de pensée du plus grand nombre, et bien distante des réflexes culturels, et n’a rien à voir avec les automatismes de la langue maternelle de quiconque. Le tissu narratif n’emprunte donc rien au langage courant ou au langage des médias. La géographie de l’action est celle du Québec. L’époque est contemporaine mais elle n’est pas asservie à aucune diégèse. Les personnages n’ont aucun souci de se verrouiller dans une tendance, ils ne veulent se fondre dans aucune acculturation. S’ils sont forts de leur clairvoyance univoque, ils n’ont que faire des valeurs de tous.

Du même auteur  dans la série Mythes et Histoires

Les montréales de ma psyché

Me jouant de l’Aura fatale

Traité du fin amour

Parc des Joyeux Vikings

11/22/12

L’Intime de son langage

J’explore des thèmes qui me tiennent à cœur, tels l’authenticité des personnages dans un couple amoureux, le plein élargissement de leurs émotions, leur entière connivence dans un même imaginaire, leur langage propre qu’ils ont conçu ensemble à l’abri de toutes influences extérieures, un langage qui est la pierre d’assise de leur érotisme, et qui est bien ancré dans la fantaisie. Ce sentiment amoureux métamorphose ces deux personnages tout au long des années, à partir de leur rencontre fulgurante à vingt ans, puis la délectation de se retrouver, vivant et indemne, après un âpre exil l’un de l’autre. Le parcours de leur émotion voltige dans la bonhomie et la taquinerie, et s’inscrit dans la structure évolutive de l’Immanence-Conscience-Transcendance.

11/22/12

Chériesse et Repaisance

Les romans papiers et ebooks de Philippe Jaroussault

sont présents dans toutes les librairies Renaud-Bray,

Archambault, chez Dédicaces et Mon Petit Éditeur

Les livres ont pour titre

FILLE DES PURES CONSCIENCES

www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?produit=438

 

et L’INTIME DES SENS FÉMININS

Courriel : info@dedicaces.ca

 

Vous pouvez les parcourir aussi

en faisant tout simplement JAROUSSAULT

dans toutes les librairies des sites GOOGLE me concernant,

 

 

L’auteur est acteur et chanteur du répertoire classique.

Il enseigne la littérature française avec ferveur.

Il est gradué d’universités québécoises

dans deux disciplines distinctes : Musique et Théâtre.

Il nourrit la prospection et diffusion de son parcours,

par les réseaux sociaux et par sa bonne réputation à l’agora des Lettres.

Membre de l’Union des Artistes,

et de l’Union des Écrivaines et Écrivains du Québec