Entrevue au journal Les Versants Saint-Bruno

Entrevue de l’auteur Philippe Jaroussault,

accordée à Frank Jr Rodi du Journal Les Versants de Saint-Bruno de Montarville. Texte de Frank Jr Rodi, journaliste, publié le mardi 29 Janvier 2013, suite à la publication de l’un de deux titres de la série romanesque Marilem aux éditions DÉDICACES.

Philippe Jaroussault ou l’art de l’écriture lyrico-philosophique

L’écrivain Philippe Jaroussault présente les deux premiers romans de la série Marilem, une œuvre décrite comme une « histoire d’amour que le Créateur m’a inspirée et qu’il m’a permis de vivre et de revivre ensuite ». Publiés en 2011, Fille des pures consciences et L’Intime des sens féminins, ont paru respectivement aux éditions Mon Petit éditeur, en France, et Dédicaces, au Québec.

Deux autres bouquins, L’Enfance sans alibi, ainsi que Diaule des amants musiciens, poursuivent l’histoire d’amour entre Marilem et Roucoul, les deux personnages qui relient ensemble toutes les pages de ce corpus. Les quatre livres ont été rédigés dans une seule respiration.

« Le premier tiers du roman, Fille des pures consciences, est autobiographique donc dans l’immanence. La deuxième partie aborde la conscience, cette connaissance subjective de soi par les sensations ou par l’Intime. Et la troisième, c’est la transcendance! « J’étais en transe et je me suis concentré sur la rédaction de ce principe extérieur à l’expérience et aux consciences. J’ai écrit les 400 pages dans l’émotion de mes vingt ans. Ça été un grand sentiment je pense, au centre de moi-même, une véritable traversée d’une frontière inconnue! »

Alors que Fille des pures consciences, s’approche de la poésie et la philosophie par une écriture et un langage lyrico-philosophique, L’Intime des sens féminins, est davantage prosaïque. « Ce roman aux Éditions Dédicaces, offre une méthode pour s’aimer entre amoureux, des pistes pour ne pas faire fausse route par la reconduction des us et coutumes, la familiarité. Je crois que le seul salut du couple, réside dans la création d’un langage amoureux qui lui est propre et connu d’eux seuls », indique l’auteur. L’histoire de Marilem se déroule sur une période d’environ 20 ans, s’amorçant lorsque les deux personnages se rencontrent, à l’âge de 18 ans, à l’Université Laval.

« Je n’aime pas le mot  » utile « , mais mon seul but, ma seule raison d’écrire, c’est de faire œuvre de fond, en apportant un certain réconfort, une repaisance dans l’art d’aimer auprès des jeunes gens. »

Un langage non courant

Pour Philippe Jaroussault, il est important de ne jamais écrire dans la langue des autres. Il tient mordicus à rédiger ses textes – et à parler – dans un langage singulier tout à fait distant du langage courant si « resquilleur de fantaisie ». Selon lui, à quoi bon écrire les mêmes formulations, clichés et stéréotypes quand il est possible d’élargir la liberté, les possibilités d’un langage propre à l’auteur? « Je crois que je rédige mieux que les autres. J’écris de façon claire, mais surtout d’un langage non courant. Je n’écris pas pour faire joli ni pour défendre quoi que ce soit. J’écris pour y voir un peu clair et pour ne pas me désagréger de honte sous les sables des conventions », mentionne le Montarvillois, diplômé d’universités québécoises dans deux disciplines distinctes : la musique et le théâtre.

Philippe Jaroussault a vu le jour à Saint-François de Sales à Laval. À 20 ans, il a été animateur culturel au service de Loisirs de Longueuil, puis ingénieur et urbaniste pour la même ville. Il est chanteur professionnel dans le chœur de l’Orchestre symphonique de Montréal, et participe au Chœur Vox Terra de Saint-Bruno. Membre de l’Union des artistes et de l’Union des écrivaines et écrivains québécois, il est aussi acteur et chanteur de formation classique, et professeur de littérature française, d’art dramatique, et de chant.

Prolifique

En plus de sa série romanesque MARILEM, Philippe Jaroussault va publier également chez Mon Petit éditeur Les montréales de ma Psyché, dans la série « Mythes et Histoires ». Il travaille actuellement à un traité du fin amour, ainsi qu’à un cinquième roman de la série MARILEM, ayant pour titre: Me jouant de l’aura fatale. « Le rôle de l’écrivain dans la société est primordial : ma seule fierté, c’est de croire que je peux écrire parfois, pour le réconfort et la repaisance de la personne humaine. »

Frank Jr Rodi, journaliste

LES VERSANTS de Saint-Bruno de Montarville

http://jaroussault.com

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