L’Intime des sens féminins

21.00 $ CA
ISBN : 978-1-77076-106-3
Format : 208 pages, 6.0 x 9.0 po.
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

Le présent ouvrage met en scène Marilem et Roucoul, à l’affût de leurs candeurs amoureuses, qu’ils associent à des fontaines de l’intime. Rien ne peut empêcher la prospection de cet intime, au delà de la frontière d’eux-mêmes, qu’ils irriguent de leur délure et délinquance des usages, sur le modèle des riches sensations inédites, ou des sveltes consciences.

Ces fontaines de l’intime sont une vivacité du corps et de l’esprit. Elles sont signes et sémaphores pour leur seul bonheur. Elles sont le lieu de convergence de l’émotion et de la fièvre. Elles sont l’élargissement loin des verrous du cœur. Plus encore, elles sont hardiesse des sens et de la pensée, bombance des certitudes, ouvrant toute grande l’avenue vers les libertés de toutes espèces. Elles sont sensations nouvelles, que nul ne soupçonne au royaume des vérités du cœur, que nul instinct ne débusque, et qui ne sont défendues que par le panache reconquis des deux amoureux. Aucune objurgation possible à l’encontre de ces amants des repaisances, si ce n’est cette pleine autarcie qu’ils admettent dans leur sérail.

Une dialectique amoureuse nouvelle va mener les amants vers les plus personnelles des consciences, sachant mesurer le juste antidote aux dithyrambes des conventions. C’est le parcours initiatique de deux jeunes âmes vers le pur jaillissement de l’être, visant une progression sans faille dans l’antre sacré d’eux-mêmes, aux apogées de leur intime absolu.

J’avais rêvé d’elle tout au long de l’enfance. Elle m’était apparue dans le regard d’une camarade de jeux, que je poursuivais dans des cachettes connues que par nous seuls. En d’autres occasions, elle surgissait jusqu’à moi, sous les traits de cousines rieuses tant exotiques.

Voilà beaucoup de ces intimes qui prennent sens aujourd’hui, lorsque je consens à laisser proliférer dans des fontaines, les chatoiements de l’énigme amoureuse de mes vingt ans. L’une de ces fontaines dévale dans mes sens : « Moi c’est Marilem » lors de notre première rencontre. L’intime comme le voyage féminin vers la joie et le réconfort des sémantiques, au rythme d’une vernalisation du langage, aux portes d’une mythologie personnelle.

Les sens féminins ne sont inféodés à aucune société. Ils flamboient dans un langage non courant, une voix, une musique des récepteurs cutanés pour le contact. Les hormones de l’attachement, la fine olfaction à certaines périodes des cycles, un sixième sens pour le relationnel chimique, c’est peut-être l’intuition elle-même, la perception des phéromones qui traduisent le désir.

Le présent ouvrage interroge le sens féminin, une spécificité qui peut être tout autant d’essence masculine, qu’une ontologie des deux amants. Comme un enfant en autarcie, capable de toutes les consciences, qui le portent vers le caducée des héros, puisqu’il dédaigne le joug de toute intimidation historique.

La narration de L’INTIME DES SENS FÉMININS privilégie un climat de journal intime, d’introspection et de confidence. Elle ne valorise aucune verte description, elle nous enveloppe plutôt au centre d’atmosphères, de micro-climats ludiques entre amoureux, qui portent l’empreinte de chériesses et de repaisances, comme Thélème se levant à l’horizon.

http://dedicaces.biz/2011/05/28/l%e2%80%99intime-des-sens-feminins-par-philippe-jaroussault/

 

 

 

 

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