07/4/14

Parution Diaule des amants musiciens

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Si tu ne m’as pas oublié tout au long de mes années d’exil, est-ce dire que toujours, tu as regretté mon départ et que tu as espéré mon retour? Si tu as consenti à me revoir après un tel éloignement l’un de l’autre, est-ce dire que tu estimes comme Didon, que jadis je t’ai abandonné? Si tu t’es considérée alors trahie par moi, est-ce dire que tu m’aimes?
Faire âme d’une telle rêverie et d’ivresses si cajoleuses entre nous-deux, c’est la racine nourricière de tout un système instinctuel, un archégone pour faire se régénérer la loba, cet archétype de la Femme Primitive en chacun de nous, ce monde entre les mondes, recomposant des fonctions psychiques perdues. Ces émotions même désordonnées, même brutes, forme démultipliée de lumière, bourrée d’énergie, des anlagen comme le potentiel au coeur de la cellule, c’est la trace retrouvée de gestes fondateurs.
À l’heure où toutes les sociétés brouillent empreintes et repères de l’attachement et du coeur, il est impérieux de préserver ce corpus culturel que nous avons constitué, qui est la trame secrète de nos dires, gestes, états, et qui ne regardent que la fécondité des amants.

http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312438

01/28/14

Entrevue au Courrier Ahuntsic et Bordeaux Cartierville

  • 24 mai 2013
  • Courrier Bordeaux-Cartierville
  • Jean-simon Fabien

L’univers de Philippe Jaroussault

L’auteur publiera un roman se déroulant dans Ahuntsic

Le prolifique auteur Philippe Jaroussault est en voie de publier Les montréales de ma psyché, premier titre de sa série Mythes et histoires, nouveau roman dont l’intrigue se déroule en grande partie à Ahuntsic. Pour l’auteur passionné de mythologie, d’histoire et de symbolique, ce lieu s’est imposé de lui-même.

«C’est l’histoire d’une quête amoureuse d’une jeune femme de vingt ans nouvellement arrivée à Montréal qui s’installera, après avoir habité dans divers coins de Montréal, au Saultau-Récollet», témoigne l’auteur qui célèbre en quelque sorte son amour pour la métropole dans ce titre, à l’approche du 375e anniversaire de la ville.

«Je suis très fier du travail accompli, les titres de ma série précédente, Marilem, je les aime d’amour, mais c’est intéressant de voir comment notre écriture évolue avec de nouveaux sujets. C’est ce qui s’est passé avec le livre», indique l’auteur qui assure écrire sans plan, se laissant porter par ses personnages et leurs émotions. «Je me laisse emporter à la grâce de Dieu, je suis un casse- cou » , ricane-t-il.

L’expérience vécue de l’auteur est la clé de l’écriture pour M. Jaroussault. «On ne peut pas faire fi de notre expérience, comme nous ne pouvons pas nous limiter à la raconter. On doit trouver l’équilibre de la périphérie de cette expérience. Il s’agit de trouver un horizon de sens qui parlera au lecteur et qui le transportera.»

Passionné du langage

Philippe Jaroussault est un artiste multidisciplinaire. En plus des romans qu’il écrit avec assiduité, il a été tour à tour, comédien au théâtre et chanteur. Il dirige également une petite école de chant ou il peut enseigner sa passion pour le langage, pierre angulaire de toute sa création.

«Le théâtre m’a permis de transposer en situation un langage. J’aime le vocabulaire qui n’est pas celui de tous les jours pour mettre en mots les évènements dans mes romans», commente l’auteur. Citant plus tard Tchekov, M. Jaroussault insiste que c’est par la création d’un langage commun que deux personnes peuvent ensuite développer une intimité, notion au coeur de ces textes.

Si la littérature de Philippe Jaroussault explore la possibilité de l’intensité de la vie dans l’amour et la détresse, son écriture saura captiver intensément ses lecteurs. Ceux-ci seront transportés dans un monde où l’imaginaire côtoie l’histoire et où la sémiotique n’est qu’une autre facette de ce mystère qu’est le désir.

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01/24/14

Ma mythologie personnelle

Collectif

Mythes et Histoires 

 

Comme tous les autres ouvrages de ce collectif, le présent titre n’appréhende aucun mythe ou archétype des collectivités. Pas plus qu’il ne se convoie dans l’interprétation des mythologies de l’Histoire. Poursuivant un objectif plus rapproché et édénique, il fait tout au plus l’arrimage du mythe personnel, aux sources et réseaux métaphoriques de l’écriture intime.

 

Le mythe personnel se présente lui aussi, comme la mémoire d’un certain passé biologique et historique, s’efforçant de découvrir des pouvoirs et des saluts, qui affirment une spécificité ontologique. La mythologie de l’individu s’inscrit au plus secret de l’imagerie de l’être. Elle exprime un besoin de sacralisation de soi-même et de l’Autre. Elle donne repères et sens généreux aux actions passées ou en devenir.

 

L’avènement d’une mythologie personnelle dans sa conscience, mène au délestage d’expériences déplorables ou funestes. Cette introjection (adoption) est envisagée ainsi sous l’aspect d’une figure alternative, un concept de remplacement, identifiable d’une émotion trop longtemps retenue en deçà des ferveurs de l’être, entreprise qui passe par une phase transitoire de refoulement, de déguisement, voire de déni des composantes de l’expérience.

 

Le mythe serti au plus personnel, celui qu’on arraisonne en soi par sa propre astuce, celui que l’on chérit, ne désigne pas n’importe quel évènement factuel de sa vie pour s’y enliser, mais fait franchir le seuil d’un sens révélateur, une assise, un signe, un geste fondateur, tous ces moyens d’une attitude, d’une contenance, son propre système de croyances, un choix de langage qui nous correspond, opposé à la nocivité du discours ambiant, à tort supposé rationnel.

 

Cette mythologie qui prolifère par l’Intime, apparaît dès lors comme la fonction de l’esprit qui pourvoit une nouvelle cohérence à toute expression de l’âme, balisée par ses symboles, une pluralité des sensations plus ou moins redoutables selon leurs plans d’élévation, vers l’unité qu’on embrasse au terme d’un raisonnement, s’agissant de marquer sa propre différence, une filiation dans le vocabulaire mythologique de toute une vie.